TENDANCES & STATISTIQUES IMMOBILIÈRES

Les prix en forte hausse dans le grand Montréal

July 09, 2020

Après des semaines d’inactivité provoquées par la COVID-19, le marché immobilier a repris sur les chapeaux de roue à la mi-mai, avec plusieurs surenchères, et les prix ont continué à croître en raison d’une rareté des inscriptions. 

Selon l’éude sur le prix des maisons et les prévisions du marché de Royal LePage, dont les données ont été dévoilées jeudi, le mois d’interruption de l’activité immobilière «a suffi à provoquer une demande refoulée encore plus importante qu’anticipée».

L’inventaire déjà faible a continué à diminuer ces dernières semaines, alors que les acheteurs ont repris leurs recherches avant que les nouvelles inscriptions s’affichent. Cette situation a contribué à faire croître les prix dans tous les segments dans le grand Montréal au deuxième trimestre 2020, qui s’est déroulé du 1er avril au 30 juin.

Le prix de l’agrégat dans la région métropolitaine a ainsi progressé de 7,7%, d’une année à l’autre.

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Les prix augmentent, les ventes chutent

Les ventes ont grandement reculé dans tous les segments au deuxième trimestre, comparativement à 2019. Le ressac le plus brutal a été observé du côté des copropriétés avec une baisse de 39,2% du nombre de transactions, devant les maisons de plain-pied (-33,3%) et les maisons à deux étages (-32,5%).

«Cette forte diminution s’explique toutefois principalement par le fait que les transactions ont été interrompues pendant plus d’un mois par les mesures strictes de confinement», a noté Royal LePage.

Pour le reste de 2020, Royal LePage croit que si la situation demeure sous contrôle en matière de santé publique, le nombre d’inscriptions pourrait croître et faire diminuer la pression sur les prix, même si la croissance de ceux-ci doit se maintenir au troisième trimestre.

«Quoi qu’il en soit, le moment est idéal présentement pour inscrire une propriété. Les cas de surenchère sont devenus la norme depuis la relance du marché, dans presque toutes les catégories de propriétés, gammes de prix et quartiers. Les vendeurs qui doivent se reloger dans des quartiers plus abordables obtiendront un gain substantiel leur permettant de demeurer compétitifs pour leur futur achat», a indiqué M. St-Pierre.

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Le Journal de Montréal

Bond des prix des maisons partout au pays, sauf à Calgary

July 30, 2020

Les prix des propriétés résidentielles sont plus élevés qu’il y a un an dans cinq des six principaux marchés, selon de nouvelles données de Statistique Canada.

Les prix ont augmenté à Victoria, Vancouver, Toronto, Ottawa et Montréal au deuxième trimestre, tandis que les prix à Calgary ont chuté, selon l’indice des prix des propriétés résidentielles. 

Ottawa a connu la plus forte hausse des prix, de 13,5 %, suivie par Montréal, avec 9,5 %, tandis que Calgary a affiché une baisse de 2,1 %, selon les données des bureaux provinciaux d’enregistrement produites par Teranet et la Banque Nationale du Canada. 

Tandis que les acheteurs de propriétés de Calgary ont été confrontés à l’incertitude dans le secteur de l’énergie, la demande a augmenté à Ottawa dans un contexte de progression de l’immigration et de croissance dans les secteurs de la technologie et des services gouvernementaux, a déclaré Statistique Canada dans une autre perspective des prix plus tôt ce mois-ci.

Les écarts entre les prix étaient plus marqués pour les copropriétés que pour les maisons : les prix des condominiums à Ottawa ont augmenté de 16,2 % par rapport au printemps dernier, tandis que les prix à Calgary ont baissé de 6 %. 

À Montréal, les prix des appartements en copropriété ont augmenté de 9,3 %, tandis qu’ils ont fait un bond de 13,7 % à Toronto. 

Cependant, Statistique Canada a déclaré que la demande plus faible pour des locations à court terme, ainsi que la tendance des personnes qui déménagent en banlieue à partir des villes, pourraient faire baisser les prix des unités de condominium à l’avenir.

La Presse Canadienne

La SCHL prévoit une baisse de la demande en 2020

June 23, 2020

La Société canadienne d’hypothèques et de logement prévoit une baisse des prix des habitations dans les plus grandes villes du pays cette année dans un contexte de « baisse importante » des ventes et de la construction résidentielle.

Selon l’agence fédérale du logement, une combinaison de facteurs liés à la pandémie, comme une hausse du chômage et une baisse des revenus, ralentira les mises en chantier et fera reculer les ventes et les prix des logements en dessous de leurs niveaux antérieurs à la pandémie de COVID-19.

Le marché ne renouera probablement pas avec ses niveaux d’avant la pandémie avant la fin de 2022, a estimé la SCHL.

Les prix moyens des maisons à Toronto, Montréal et Ottawa devraient rebondir plus tôt, à partir de la fin de 2020 et jusqu’au début de 2021.

Les prix à Vancouver, Edmonton et Calgary ne rebondiront probablement que plus tard dans la période de prévision, a ajouté l’agence.

Calgary et Edmonton verront le prix moyen des maisons baisser, a-t-il dit, en raison de l’incertitude entourant les prix du pétrole et la reprise économique dans la région.

L’économiste en chef adjoint de la SCHL, Aled ab Iorwerth, a souligné que la COVID-19 avait eu « des répercussions sans précédent » sur les centres urbains du pays.

« L’incertitude à court terme entraînera une baisse importante des ventes et de la construction résidentielle », a-t-il affirmé dans un communiqué.

« À mesure que le virus sera neutralisé, les villes récupéreront, mais il y a une grande incertitude quant au déroulement de la reprise et au moment où elle aura lieu. »

La Presse Canadienne

À l'image du Mile-End

La mairesse cite en exemple le cas du Mile-End, ce quartier périphérique du centre-ville dont le destin fut transformé il y a une quinzaine d'années par l'arrivée d'Ubisoft, la multinationale française du jeu vidéo. Son implantation sur le boulevard Saint-Laurent, à coup de généreuses subventions de Québec, et la création de plus de 2 000 emplois dans le secteur, a fini par lui donner un nouveau souffle.

Aujourd'hui, cet ancien quartier de manufactures est devenu l'un des quartiers les plus recherchés de la métropole, tant pour y travailler que pour y vivre. Il suffit, pour s'en convaincre, de constater le nombre de cafés et d'espaces de travail collaboratifs qui s'y trouvent aujourd'hui.

Aux immigrants d'origine portugaise et aux familles nombreuses de confession juive, présents dans le Mile-End depuis des décennies, s'ajoute maintenant une faune bigarrée composée de geeks de l'informatique, de hipsters friqués de langue anglaise et de jeunes branchés de l'industrie de la mode attirés par les Frank & Oak et M0851, qui y ont aussi implanté leur siège social.

L'énergie des lieux s'est même répandue aux quartiers voisins. C'est le cas, en particulier, du Mile-Ex, à un jet de pierre, coincé entre la Petite-Italie et Parc-Extension. En quelques années à peine, ce secteur négligé est devenu ni plus ni moins l'épicentre de la recherche et du développement de l'industrie de l'intelligence artificielle à Montréal. Le Mila, Ivado, Element AI et Microsoft, entre autres, y ont tous élu domicile.

«Le boost a été incroyable là-bas, explique Mme Plante. Je suis certaine qu'on peut faire la même chose dans le quartier L'Assomption, appelé à devenir un des prochains quartiers névralgiques de Montréal.» Cela tombe bien, ajoute-t-elle, puisque le gouvernement du Québec voit les choses de la même manière.

L'idée est de parvenir à réunir une concentration suffisante d'emplois dans le secteur (à l'est d'Hochelaga-Maisonneuve) pour développer de l'habitation par la suite. Le tramway de l'Est viendrait ensuite naturellement s'y greffer. «On a déjà reçu des sous (100 M$) pour la décontamination. On va commencer cela. Une fois terminée, ça va partir. Je ne sais pas si tout se fera d'ici la fin de mon mandat, mais disons que la volonté est là.»

Les affaires

Trouver le métro

September 02, 2019

C'est ce que pense l'économiste Joanie Fontaine, de JLR Solutions foncières. En d'autres termes, avant d'acheter une maison unifamiliale, un condo ou un «plex» à Montréal, il est préférable, et surtout « rentable », de vérifier s'il y a une station de métro tout près pour accéder rapidement à son travail au centre-ville.

«Il s'agit d'un élément très important, les transports en commun, si on achète à Montréal, mais il y en a d'autres, précise-t-elle. Il faut prendre le temps de choisir le quartier qui nous convient. Veut-on y retrouver des cafés, des restos et des bars branchés? Des boutiques de qualité?»

«Il peut arriver que le quartier soit en train de se développer et que les services soient encore insuffisants, ajoute-t-elle. Dans ce cas, il faut être patient. Il faut voir si on achète pour le court terme, ou si on est prêt à attendre des années avant de vivre dans un secteur qui répond à nos attentes.»

À titre d'exemple, elle souligne qu'il faudra «surveiller de près» la progression des secteurs qui seront éventuellement desservis par le prolongement de la ligne bleue. «Ce prolongement va dicter l'allure du marché à Saint-Léonard et à Anjou, et cela devrait contribuer à stimuler les ventes de maisons», prévoit-elle.

Même chose, assurément, pour les secteurs qui seront desservis par le futur Réseau express métropolitain, dans l'Ouest-de-l'Île, notamment.

Chose certaine, le marché de la revente à Montréal demeure solide, affirme pour sa part Paul Cardinal, directeur d'analyse à la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ). Il ne voit pas de ralentissement à court terme dans les ventes de propriétés à Montréal.

«La hausse des ventes a été de 7 % au premier trimestre dans la région de Montréal, rappelle-t-il. Ça dépasse largement l'augmentation des transactions dans l'ensemble du Québec [+ 3 %].»

«Ce sont pas mal tous les quartiers montréalais qui font bien [pour le nombre de transactions et les prix de vente], ajoute-t-il. À vrai dire, c'est vendeur partout pour l'unifamiliale, mais il y a des écarts dans les condos.»

Il constate que le marché montréalais continue de «surfer» sur la vague des 100 000 emplois créés depuis deux ans et sur le solde migratoire positif.

La Presse

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