Info

A8EC0284-109C-4E42-972B-0D5E924941E2.jpeg

La hausse des taux hypothécaires ne freinerait pas la surchauffe

Les acheteurs potentiels qui espèrent que la hausse des taux d’intérêt de mercredi calmera le marché immobilier canadien seront probablement déçus, préviennent des experts du marché immobilier.

Un impact sur les propriétaires

Bien que l’impact des taux d’intérêt sur les prix puisse être limité, l’augmentation de mercredi affectera immédiatement certains détenteurs d’hypothèques. 

Les hausses de taux d’intérêt pèsent généralement sur les propriétaires ayant des hypothèques à taux variable, car les banques utilisent généralement le taux directeur de la banque centrale pour dicter comment elles doivent modifier leur taux d’intérêt préférentiel. 

La majorité des grandes banques canadiennes ont annoncé mercredi qu’elles faisaient passer leur taux préférentiel de 2,45 % à 2,70 % à compter de jeudi. Ceux qui ont des hypothèques à taux fixe, pour leur part, peuvent subir l’effet des augmentations lors de leur renouvellement. 

Estee Zacks, la propriétaire torontoise de Strategic Mortgage Solutions, a remarqué une récente augmentation des demandes de blocage des taux, qui gèlent les taux hypothécaires jusqu’à 130 jours.

03  /  03   /   22

3F59CF63-EB40-4937-BDEE-7EEFB6AF42CF.jpeg

Les ventes de logements ont connu leur pire mois de janvier depuis 2018

(Montréal) Les ventes de propriétés résidentielles dans le Grand Montréal ont chuté en janvier à un niveau que le marché n’avait pas vu depuis 2018, alors que le nombre d’habitations inscrites à la vente a reculé et que les prix ont grimpé en flèche.

Un total de 2836 propriétés ont changé de mains le mois dernier dans la métropole québécoise, a indiqué vendredi l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ), ce qui représentait une baisse de 27 % par rapport aux 3905 transactions de janvier 2021. 

Les nouvelles inscriptions ont chuté d’à peine 1 % à 4899 le mois dernier, alors qu’elles se dénombraient à 4928 un an plus tôt. 

Le nombre d’inscriptions en vigueur a connu une baisse encore plus importante, plongeant de 15 % à 9242 le mois dernier, contre 10 872 à la même période l’an dernier. 

Cependant, les prix ont augmenté, celui des maisons unifamiliales ayant grimpé de 25 % pour atteindre 541 000 $ pendant que celui des copropriétés atteignait 381 000 $, en hausse de 19 % par rapport à l’an dernier. 

Les prix des plex, soit les immeubles de deux à cinq logements, ont atteint un nouveau record en janvier, progressant de 9 % à 712 500 $. 

L’APCIQ a qualifié les prix et les conditions du marché d’« extrêmes » et a souligné qu’ils étaient toujours « très à l’avantage » des vendeurs. 

« La combinaison du retour de restrictions sanitaires plus sévères avec la vague Omicron, de l’anticipation du mouvement haussier des taux d’intérêt, déjà observable sur les taux hypothécaires fixes de cinq ans, et de l’arrivée de nouvelles opportunités en ce début d’année remet au centre des priorités l’acquisition d’une nouvelle propriété pour les acheteurs expérimentés et les investisseurs », a affirmé Charles Brant, directeur de l’analyse de marché de l’APCIQ, dans un communiqué. 

04  /  02   /   22

IMG_1660.JPG

Les prix des propriétés devraient se stabiliser au Québec en 2022

Après des records de ventes en 2020 et des records de prix en 2021, le coût d’achat des propriétés devrait se stabiliser au Québec en 2022, prévoit l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ).

L’organisation a présenté mardi son bilan de 2021 et ses perspectives pour l’année à venir. On y a souligné que le prix médian d’une maison unifamiliale avait connu dans la dernière année une hausse de près de 24 %, pour atteindre 362 000 $ au Québec et 493 460 $ dans la région de Montréal. Parmi les raisons expliquant ce sommet, il y a « le niveau plancher des taux d’intérêt hypothécaires et la hausse du revenu disponible de nombreux ménages durant cette deuxième année de pandémie », a expliqué l’APCIQ dans un communiqué diffusé mardi.

L’APCIQ a dit voir un début de bulle immobilière à Montréal, « qui se caractérise, d’une part, par l’incapacité de la majorité des premiers acheteurs d’accéder à la propriété et, d’autre part, par la vulnérabilité des nouveaux acheteurs et des acheteurs expérimentés ». Mais le directeur du service de l’analyse du marché, Charles Brant, croit que la hausse prévue des taux d’intérêt en 2022 permettra de désamorcer la formation de cette bulle.

En 2022, l’APCIQ prédit plutôt une hausse des prix de 3 % pour les maisons québécoises. Dans la région métropolitaine de Montréal, les prix des copropriétés ne devraient pas augmenter de plus de 1 %, après des hausses de 18 % en 2021, selon l’organisation.

Le phénomène de surenchèrequi a plombé l’abordabilité pour les familles et mené à des prix « insoutenables », devrait se calmer en 2022, croit M. Brant.

 

« On devrait s’attendre à plus de remises de propriétés sur le marché en 2022 et à un plafonnement de la hausse des prix. On arrive à des niveaux où on atteint le maximum de ce que peut s’offrir un ménage moyen. Donc, forcément, il va y avoir moins de surenchère », a-t-il expliqué lors de la conférence en ligne Fenêtre sur le marché immobilier présentée mardi.

15  /  12  /   21

66D42F50-27C6-4986-9C1A-01A595810C1B.jpeg

Ça se complique pour l’accès à la propriété 

L’accélération persistante de l’inflation n’augure rien de bon pour l’accès à la propriété, qui se détériore déjà de trimestre en trimestre depuis le début de l’année.

Les statistiques d’octobre aux États-Unis viennent attiser les doutes sur le réalisme du scénario dominant croyant en une hausse temporaire ou transitoire des prix. L’inflation s’est accélérée plus fortement que prévu le mois dernier au sud de la frontière sous la pression des contraintes persistantes sur les chaînes d’approvisionnement mondiales et de la hausse des prix de l’énergie. L’indice des prix à la consommation a progressé de 0,9 % en octobre contre 0,4 % en septembre et malgré des attentes de 0,6 % chez les analystes.

Par rapport à octobre 2020, l’augmentation atteint 6,2 % contre 5,4 % en septembre, soit la plus forte hausse enregistrée depuis fin novembre 1990, a précisé le département du Travail. En excluant les composantes volatiles que sont les prix de l’énergie et de l’alimentaire, la hausse demeure élevée à 0,6 % sur un mois, contre 0,2 % en septembre.

Pour Oxford Economics, la Réserve fédérale devra accélérer la normalisation de sa politique monétaire et mettre fin à son assouplissement quantitatif plus rapidement. Elle devrait également amorcer la hausse de ses taux directeurs plus tôt que la cible de décembre 2022 prévue par la firme de recherches.

Au Canada aussi, les dernières statistiques démontraient une inflation plus forte qu’attendu. Ainsi, des deux côtés de la frontière, les banques centrales reconnaissent que les pressions temporaires se font plus persistantes et qu’elles pourraient se poursuivre dans la durée, leur attention étant portée sur la croissance des salaires et sur les anticipations d’inflation. Et ces anticipations reposent désormais sur un degré plus élevé de scepticisme quant à la capacité de la Réserve fédérale de faire les gestes appropriés afin d’inverser la courbe de croissance de l’inflation.

11  /  11  /   21