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Le marché immobilier en mode refroidissement 

BLOGUE INVITÉ. La hausse des taux d’intérêt va refroidir la surchauffe du marché immobilier au cours des prochains mois. En 2023, la croissance des prix sera fort probablement moins imposante que les augmentations records observées depuis le début de la pandémie, tandis que le nombre de ventes est en chute libre.

Pour la région du Grand Toronto, le nombre de ventes en avril 2022 a chuté de 41% par rapport à avril 2021. Les prix ont augmenté de 15% relativement à avril 2021, mais ont baissé de 3,5% comparativement à mars 2022.

À Vancouver, le nombre de ventes en avril 2022 a chuté de 34% relativement à la même période l’an dernier. Les prix ont augmenté de 19% comparativement à avril 2021, et ont grimpé de 1% par rapport à mars 2022.

La chute des ventes est moins prononcée dans le Grand Montréal. Le nombre de ventes d'avril 2022 a baissé de 17% comparé à celui d'avril 2021. Les prix des unifamiliales ont subi une croissance de 16% relativement à avril 2021, et ont augmenté de 2,5% par rapport à mars 2022. Les prix des copropriétés ont gagné 15%, tandis que les petites propriétés à revenus ont gagné 14%.

« Les ventes continuent de diminuer sensiblement dans le Grand Montréal, ce qui en fait le mois d’avril le moins actif depuis 2017, explique Charles Brant, directeur du service de l’Analyse du marché de l’APCIQ. Considérant que 2017 fait référence à l’année où l’activité a été la plus modérée depuis cinq ans, ce retour en arrière est évocateur d’un ralentissement significatif.

C’est particulièrement le cas pour les propriétés unifamiliales où, pour trouver un mois d’avril comparable, il faut remonter à 2014, qui fut une des années parmi les moins actives des 20 dernières années, souligne Charles Brant. Cette catégorie pèse fortement dans la balance, car les ventes demeurent d’un niveau relativement soutenu pour la copropriété et les plex.

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Marché immobilier: les ventes au ralenti dans le Grand Montréal

Le prix élevé des propriétés dans le Grand Montréal a eu une incidence sur le nombre d’acheteurs, entraînant une baisse des ventes pour la région au cours du mois d’avril, à l’inverse de ce qui a été observé dans la région de Québec.

 

La région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal a ainsi enregistré le niveau le plus bas de ventes pour un mois d’avril depuis 2017, avec une diminution de 17 % par rapport à la même période en 2021.

 

«Considérant que 2017 fait référence à l’année où l’activité a été la plus modérée depuis cinq ans, ce retour en arrière est évocateur d’un ralentissement significatif», a expliqué mercredi par communiqué Charles Brant, directeur du service de l’Analyse du marché de l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ).

La catégorie des résidences unifamiliales écope principalement de cette baisse en raison du manque d’offre sur le marché, mais surtout du niveau des prix qui réduit le nombre d’acheteurs potentiels.

«Cette catégorie pèse fortement dans la balance, car les ventes demeurent d’un niveau relativement soutenu pour la copropriété et les plex», a mentionné M. Brant.

Le recul des ventes le plus important a été perçu à Laval (-21 %) et dans la Rive-Nord (-20 %), alors que l’île de Montréal a enregistré une baisse de 17 % comparativement à avril 2021.

Si toutes les catégories résidentielles ont connu des diminutions d’activité, les prix médians ont continué de progresser. La tendance à la hausse devrait cependant s’estomper à court terme en raison «de l’affaiblissement des ventes et d’un processus de stabilisation des inscriptions en vigueur».

Le prix médian des unifamiliales a donc atteint 580 000 $ (+16 %), celui des copropriétés est de 410 000 $ (+15 %) et les petites propriétés se sont établies à 780 000 $ (+14 %).

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La hausse des taux hypothécaires ne freinerait pas la surchauffe

Les acheteurs potentiels qui espèrent que la hausse des taux d’intérêt de mercredi calmera le marché immobilier canadien seront probablement déçus, préviennent des experts du marché immobilier.

Un impact sur les propriétaires

Bien que l’impact des taux d’intérêt sur les prix puisse être limité, l’augmentation de mercredi affectera immédiatement certains détenteurs d’hypothèques. 

Les hausses de taux d’intérêt pèsent généralement sur les propriétaires ayant des hypothèques à taux variable, car les banques utilisent généralement le taux directeur de la banque centrale pour dicter comment elles doivent modifier leur taux d’intérêt préférentiel. 

La majorité des grandes banques canadiennes ont annoncé mercredi qu’elles faisaient passer leur taux préférentiel de 2,45 % à 2,70 % à compter de jeudi. Ceux qui ont des hypothèques à taux fixe, pour leur part, peuvent subir l’effet des augmentations lors de leur renouvellement. 

Estee Zacks, la propriétaire torontoise de Strategic Mortgage Solutions, a remarqué une récente augmentation des demandes de blocage des taux, qui gèlent les taux hypothécaires jusqu’à 130 jours.

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