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Un marché immobilier de plus en plus hors de prix à Montréal

La croissance des prix sur le marché immobilier de la grande région de Montréal continue de prendre de l’ampleur, dépassant même celle du revenu de ses résidents. L’accès à une propriété pour les familles de la région risque ainsi de se complexifier, selon la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).

L’agence fédérale a publié un rapport jeudi qui fait état de « déséquilibres préoccupants » dans le marché de l’habitation de plusieurs villes du pays. La rareté du nombre de logements mis en vente dans le contexte de la pandémie combinée à une demande forte de la part d’acheteurs a accéléré la croissance des prix.

À Ottawa et à Toronto, le risque de surchauffe du marché immobilier est ainsi passé de « modéré » à « élevé », note la SCHL, qui dresse un état des lieux sur une base trimestrielle. Dans la grande région de Montréal, ce risque demeure pour l’instant « modéré ».

 « Cependant, le rythme trimestriel des ventes a atteint de nouveaux records. Il en est résulté une forte hausse des prix à Montréal, de sorte que l’émergence de déséquilibres liés à la surévaluation doit être surveillée de près », prévient le rapport. Au dernier trimestre de 2020, le rythme des ventes a dépassé de 59 % le sommet atteint en 2009.

La SCHL note également que l’écart entre la demande et l’offre dans la région métropolitaine « continue de se creuser » sur le marché de la revente, alors que peu de logements mis en vente se sont ajoutés dans les derniers mois. Cela a entraîné une accélération de la croissance des prix, celle-ci ayant atteint 20 % au quatrième trimestre de 2020 par rapport à la même période l’année précédente.

26  /  03   /   21

La reprise post-pandémique -

La Banque Royale voit une pression inflationniste

Le grand patron de la Banque Royale du Canada, David McKay, a indiqué mardi s’attendre à un accroissement de la pression inflationniste dans l’économie lors de sa reprise post-pandémique.

La hausse des prix des intrants pour le travail et les matières premières pourrait représenter un défi pour les responsables des banques centrales, a estimé le chef de la direction, qui s’exprimait dans le cadre d’une conférence organisée par RBC Marchés des capitaux.

Les commentaires de M. McKay précèdent l’annonce de la Banque du Canada, qui doit préciser mercredi sa nouvelle décision au sujet de sa politique monétaire. Elle devrait commenter l’économie et dévoiler ses intentions quant aux taux d’intérêt, qui ont été ramenés à des niveaux historiquement bas au début de la pandémie. 

Par ailleurs, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a publié mardi une nouvelle prévision qui a révisé à la hausse ses attentes en matière de croissance économique mondiale cette année et l’année prochaine. Elle prévoit notamment que la reprise aux États-Unis pourrait avoir des retombées favorables pour le Canada. 

Selon M. McKay, si les États-Unis ont été plus rapides que le Canada à déployer les vaccins contre la COVID-19, ce ne sera qu’une question de semaines et de mois, et non de trimestres, avant que l’environnement commercial du Canada se rattrape. 

Malgré les difficultés potentielles pour les marchés dans leurs efforts pour prédire la réponse à l’inflation, la tendance de l’économie « est associée à plusieurs bénéfices » et la banque s’attend à voir de la création d’emplois. 

« Nous n’avons jamais vu ce genre de liquidité sur le marché. Et en conséquence, c’est un nouveau paradigme pour nous », a affirmé M. McKay. « De nombreuses occasions et de nombreux changements s’en viennent. » 

09  /  03   /   21

Un nombre de transactions record en février 

Surenchère, surchauffe...

Le préfixe « sur » est très utile quand vient le temps de parler d’immobilier ces temps-ci.

On le sait maintenant, la pandémie, son corollaire, le télétravail, et des taux d’intérêt à un bas historique ont fait exploser la demande pour les maisons.

Plus les données sont compilées, plus on prend la mesure du phénomène. On apprenait par exemple cette semaine qu’à Montréal et surtout dans sa banlieue, le prix médian des maisons a augmenté de 100 000 $ (+ 28 %) de février 2020 à février 2021. 

Experts surpris.

Dans la grande région de Québec, les transactions ont atteint un nouveau record en février, avec 1168 ventes, en majorité des maisons unifamiliales. 

Cette hausse soutenue a surpris bien des experts, notamment le PDG sortant de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), Evan Siddall. L’institution fédérale avait prédit, en mai dernier, que le prix des maisons baisserait de 9 % à 18 %. 

« À l’époque, les temps étaient incertains et je sentais qu’un avertissement sur le risque de prix de l’immobilier était responsable », a écrit M. Siddall sur Twitter cette semaine. Il a terminé son mea culpa en ajoutant que la SCHL n’a « jamais prétendu avoir une boule de cristal ». 

06  /  03   /   21

Le marché immobilier poursuit sur sa lancée au Québec

Le marché immobilier a poursuivi sur sa lancée en janvier en dépit des restrictions plus sévères imposées en raison de la pandémie de COVID-19, en continuant d’afficher une croissance au chapitre des transactions et des prix alors que les régions de Montréal et de Québec ont enregistré des records. 

Selon l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ), les ventes résidentielles ont grimpé de 23 % le mois dernier par rapport à la même période de 2019 et 8170 propriétés ont changé de mains pendant le premier mois de l’année. À l’inverse, les inscriptions ont continué à se faire de moins en moins nombreuses.

La région métropolitaine de Montréal a établi un nouveau record d’activité en janvier en affichant une croissance de 17 % des ventes, pour un total de 3971. Le portrait a été similaire du côté de Québec, où le nombre de transactions a bondi de 16 %, pour s’établir à 829.

L’Association a également observé de « fortes progressions » au chapitre des transactions dans des marchés périphériques comme Vaudreuil-Soulange (33 %), la Rive-Nord (29 %) et la Rive-Sud (29 %). En revanche, la pénurie de propriétés sur le marché a provoqué un recul des ventes de 6 % à Saint-Jean-sur-Richelieu et de 7 % à Laval.

Le directeur du service de l’analyse à l’APCIQ, Charles Brant, a souligné, dans un communiqué, que le mois de janvier avait été à l’image de la dernière année en dépit des restrictions sanitaires plus sévères. Il a ajouté que les copropriétés et les plex « connaissaient une activité record », y compris à Montréal, ce qui fait en sorte que le nombre de ventes a atteint un niveau jamais vu depuis le début des années 2000.

02  /  02   /   21

Cinq prédictions pour 2021

Des hausses de prix inférieures à 10 %, des taux d’intérêt qui resteront au plancher et des occasions d’achat dans les copropriétés au centre-ville, telles sont les prédictions pour 2021 du fondateur de ratehub.ca, agrégateur des meilleurs taux d’intérêt offerts sur le marché. 

James Laird, 36 ans, qui préside aussi le courtier hypothécaire CanWise, de Toronto, a accepté de nous donner des détails sur ses prédictions pour 2021. La Presse a aussi demandé une seconde opinion à Charles Brant, directeur, analyse de marché, à l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) et ancien économiste d’Ivanhoé Cambridge, bras immobilier de la Caisse de dépôt et placement du Québec. 

Hausse de prix à prévoir de 4 à 7 % au Canada

M. Laird croit que les bas taux d’intérêt contribueront à la hausse des prix de l’immobilier. La demande sera plus forte en banlieue, autour des grands centres urbains. Le télétravail incitera les acheteurs à vouloir de plus grandes propriétés. « La pandémie nous a fait réfléchir à notre milieu de vie. En y réfléchissant, les gens sont arrivés à la conclusion qu’ils voulaient quelque chose de différent et ont décidé de passer à l’action », a-t-il expliqué dans un entretien. 

Cette prédiction est en tous points conforme aux prévisions de l’APCIQ pour 2021. L’association des courtiers prévoit une hausse du prix médian (prix qui coupe l’échantillon en deux parts égales) de 5 % dans l’ensemble du Québec, de 7 % dans la région montréalaise et de 5 % dans la région de la Capitale-Nationale. 

Les taux à court terme resteront bas toute l’année

L’homme d’affaires avance que la Banque du Canada laissera inchangés ses taux directeurs, qui sont à 0,25 % depuis le 27 mars 2020. « Elle voudra laisser le temps à la campagne de vaccination de se terminer et aux indicateurs économiques de revenir au niveau prépandémie avant de faire quoi que ce soit », se risque-t-il à dire. Mais les taux négatifs ?, lui avons-nous demandé. « Ce serait la prochaine étape si jamais les mesures mises en place ne suffisent plus ou si la distribution des vaccins connaît des ratés », a-t-il répondu. 

  Aucune hausse de taux n’est donc à prévoir pour les emprunteurs qui ont des hypothèques à taux variable ou qui ont une marge de crédit hypothécaire, renchérit Charles Brant, de l’APCIQ.

Le prix des condos au centre-ville reculera

« C’est déjà commencé à Montréal », soutient M. Brant. De son côté, M. Laird y va de cette prédiction

en raison de la chute de la demande causée par ces trois facteurs : l’absence des étudiants sur les campus des universités au centre-ville, la disparition de la demande pour des nuitées Airbnb et l’arrêt momentané du flux d’immigrants au pays. Selon lui, la baisse sera d’un maximum de 5 % et elle se concentrera dans la première partie de 2021. Bonne nouvelle, il est persuadé que les prix des condos repartiront vers le haut dès que les frontières rouvriront aux étrangers et que les étudiants retourneront sur les bancs d’école. « L’écart de prix entre les maisons et les condos deviendra important au point que les premiers acheteurs se rendront compte que les condos se vendent à prix d’aubaine. » 

07  /  01   /   21

L'art d'acheter

dans le bon quartier

Où acheter à Montréal pour faire une bonne affaire? Des experts du marché immobilier ont une petite idée des quartiers où vous trouverez à la fois des services, de bons voisins... et des propriétés qui prendront de la valeur. Tour d'horizon.

Montréal: cherchez vers l'est... et vers l'ouest!

 

À Montréal, au cours des prochaines années, les acheteurs de propriétés vont se tourner de plus en plus vers les quartiers «qui émergent» et ils seront également nombreux à rénover les vieux immeubles pour mieux les habiter, prédit Unsal Ozdilek, directeur de programme en immobilier à l'UQAM.

«Si j'étais acheteur d'une propriété, j'irais dans Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, dans l'Est, ou encore dans Saint-Henri, dans le Sud-Ouest, soumet-il. Je miserais sur le potentiel de ces quartiers où le vent souffle, là où il se passe des choses intéressantes.»

Le professeur observe les grandes tendances urbaines. Il constate, tout comme les «experts» de l'immobilier, que la flambée des prix dans les quartiers centraux (le Plateau Mont-Royal, Rosemont) commence à décourager certains acheteurs, et au premier chef les premiers acheteurs, qui n'ont pas les moyens de payer un demi-million et même davantage pour un «plex» à rénover ou encore un condo à transformer.

Cela incite un plus grand nombre d'acheteurs, constate-t-il, à aller voir ailleurs, à s'éloigner du centre, et à considérer un quartier comme Pointe-aux-Trembles, ou encore Montréal-Nord et Anjou, plus à l'est. Dans l'ouest de l'île, ces acheteurs se tournent vers Verdun et Lachine, deux secteurs qui se sont renouvelés au cours des dernières années. C'est là aussi que les nouveaux propriétaires, souvent de jeunes familles, se sont mis à rénover les vieux bâtiments. Il voit également «beaucoup de potentiel» dans le sud-ouest de Montréal, à Pointe-Saint-Charles et Saint-Henri notamment, ainsi que dans Ville-Marie et le Centre-Sud.

Encore là, fait-il valoir, les changements qui s'opèrent dans ces quartiers «en évolution», et dans certains autres arrondissements de l'île, se font en fonction de l'offre et de la demande, mais surtout en fonction des services offerts et de la présence des transports en commun. Les secteurs desservis par une station de métro progressent ainsi plus rapidement.

«Ce qui définit la valeur d'une propriété, c'est d'abord sa localisation, le terrain sur lequel le bâtiment a été érigé. On le voit, quand les gens rénovent leur maison, il y a un effet d'entraînement. Le quartier attire alors plus d'acheteurs et les prix augmentent», explique Unsal Ozdilek, directeur de programme en immobilier à l'UQAM.

Trouvez le métro

Avant d'acheter une maison unifamiliale, un condo ou un «plex» à Montréal, il est préférable, et surtout « rentable », de vérifier s'il y a une station de métro tout près pour accéder rapidement à son travail au centre-ville.

C'est ce que pense l'économiste Joanie Fontaine, de JLR Solutions foncières.

«Il s'agit d'un élément très important, les transports en commun, si on achète à Montréal, mais il y en a d'autres, précise-t-elle. Il faut prendre le temps de choisir le quartier qui nous convient. Veut-on y retrouver des cafés, des restos et des bars branchés? Des boutiques de qualité?»

«Il peut arriver que le quartier soit en train de se développer et que les services soient encore insuffisants, ajoute-t-elle. Dans ce cas, il faut être patient. Il faut voir si on achète pour le court terme, ou si on est prêt à attendre des années avant de vivre dans un secteur qui répond à nos attentes.»

À titre d'exemple, elle souligne qu'il faudra «surveiller de près» la progression des secteurs qui seront éventuellement desservis par le prolongement de la ligne bleue. «Ce prolongement va dicter l'allure du marché à Saint-Léonard et à Anjou, et cela devrait contribuer à stimuler les ventes de maisons», prévoit-elle.

Même chose, assurément, pour les secteurs qui seront desservis par le futur Réseau express métropolitain, dans l'Ouest-de-l'Île, notamment.

Chose certaine, le marché de la revente à Montréal demeure solide, affirme pour sa part Paul Cardinal, directeur d'analyse à la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ). Il ne voit pas de ralentissement à court terme dans les ventes de propriétés à Montréal.

«La hausse des ventes a été de 7 % au premier trimestre dans la région de Montréal, rappelle-t-il. Ça dépasse largement l'augmentation des transactions dans l'ensemble du Québec [+ 3 %].»

«Ce sont pas mal tous les quartiers montréalais qui font bien [pour le nombre de transactions et les prix de vente], ajoute-t-il. À vrai dire, c'est vendeur partout pour l'unifamiliale, mais il y a des écarts dans les condos.»

Il constate que le marché montréalais continue de «surfer» sur la vague des 100 000 emplois créés depuis deux ans et sur le solde migratoire positif.

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